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18 mai 2026

Analyse budgétaire à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : Comprendre les chiffres de notre commune

Analyse budgétaire à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : Comprendre les chiffres de notre commune

Quand on regarde les documents officiels de la mairie, il est parfois difficile de s'y retrouver avec toutes ces lignes comptables. L'objectif ici est de vous traduire ces chiffres de manière claire et transparente. Voici la réalité des finances de notre commune, résumée en quatre points essentiels, suivie des solutions possibles pour améliorer la situation.

L'objectif de cet article n'est pas de juger, mais de présenter les faits de manière accessible et de soulever les questions que ces chiffres inspirent pour l'avenir de notre commune.


1. L'illusion du "budget record" de 2024

La mairie a affiché un budget très impressionnant pour 2024. Mais attention, l'affichage est un peu trompeur. Pour atteindre ce chiffre, la ville a dû piocher 2,7 millions d'euros dans ses anciennes économies. 

C'est exactement ce que la mairie a fait pour l'année 2024 en affichant un budget record.

  • Le chiffre affiché sur le papier : 14 541 998 € de recettes.
  • La réalité : Les véritables recettes générées durant l'année n'étaient que de 11 808 730 €.

Le calcul de cette astuce :

14 541 998 € (Budget affiché) - 11 808 730 € (Vrais revenus) = 2 733 268 € qui ont été piochés dans les économies.

C'est un peu comme vider son livret A pour payer ses dépenses de tous les jours : cela donne l'impression d'avoir un compte bien rempli, mais cela cache une réalité plus inquiétante : les vraies rentrées d'argent de l'année sont en baisse.

👉 La question que l'on peut se poser : Comment la commune pourra-t-elle équilibrer ses futurs budgets lorsque ces réserves capitalisées par le passé auront été entièrement utilisées ?

Source officielle : Document du Budget Primitif (BP) de la Ville – Année 2024 (Page de synthèse générale – Tableau d'équilibre des recettes de fonctionnement).

2. 2023 : Des revenus en dessous des attentes

L'année 2023 n'a pas été à la hauteur des prévisions annoncées. À la fin de l'année, il manquait près de 1,7 million d'euros dans les caisses par rapport à ce que la mairie espérait récolter au départ. L'argent prévu n'est tout simplement pas rentré comme espéré.

L'année 2023 montre un écart important entre ces deux documents.

  • L'argent espéré (Prévu) : 13 793 282 €.

  • L'argent vraiment reçu (Réel) : 12 095 773 €.

Le calcul des "recettes manquantes" :

13 793 282 € (Prévu) - 12 095 773 € (Réel) = 1 697 509 € de moins que prévu.

​📌 L'analyse factuelle :

​À la clôture des comptes de l'année 2023, les recettes réelles ont été inférieures d'environ 1,69 million d'euros aux estimations de départ.

​👉 La question que l'on peut se poser : Face à un environnement financier de plus en plus mouvant, quels sont les leviers pour adapter les prévisions budgétaires au plus près des réalités du terrain ?

Sources officielles : Budget Primitif (BP) 2023 (Page du budget voté – Section des recettes) croisé avec le Compte Financier Unique (CFU) 2023 (Page du bilan réel des recettes exécutées).

3. La flambée du coût des salaires

C'est un point d'alerte majeur pour notre budget. Les dépenses liées au personnel ont fortement augmenté, notamment à cause de l'embauche de 18 employés supplémentaires en une seule année.

Les documents officiels permettent d'observer l'évolution de ce poste à Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

  • Le calcul du personnel supplémentaire (en 2024) :

32 arrivées (embauches) - 14 départs = 18 employés de plus en 1 seule année (soit une augmentation géante de +15,3 % pour atteindre 168 agents au total).

  • Le calcul du poids (charge) des salaires : 

6 200 000 € (Frais de personnel) / 14 000 000 € (Budget global du quotidien) = 0,442857.... soit 44,2 %.

Le résultat est sans appel : aujourd'hui, 44,2 % de l'argent du quotidien de la ville sert uniquement à payer les salaires. Presque la moitié de notre budget de fonctionnement est donc bloquée, ce qui oblige à jongler en permanence pour financer le reste (l'entretien de la commune, les services, les activités).

​📌 L'analyse factuelle :

​Les frais de personnel représentent désormais 44,2 % des dépenses courantes de la commune. Pour faire face à ces obligations et assurer la continuité du service (notamment pour la couverture des remplacements), la municipalité utilise des Décisions Modificatives (comme la DM1) votées en conseil municipal, qui permettent de transférer des crédits d'un chapitre à un autre en cours d'année.

👉 La question que l'on peut se poser : Quel est le juste équilibre à trouver pour stabiliser ces frais de fonctionnement tout en préservant les enveloppes dédiées à l'entretien des infrastructures et au soutien associatif ?

Sources officielles : Rapport Social Unique (RSU) 2024 (Pages de synthèse sur les effectifs et les mouvements RH) et Diaporamas du Conseil Municipal (Diapositives portant sur la Délibération de la Décision Modificative budgétaire DM1).

Courbe des recettes de fonctionnement de Saint-Aubin-lès-Elbeuf
entre 2018 et 2025


Ce graphique montre parfaitement l'effet de ciseau redouté : alors que les frais de personnel n'arrêtent pas d'augmenter (allant de 4,7 millions d'euros bruts à un total de 6,2 millions d'euros charges comprises), l'argent réel qui entre dans les caisses municipales (la courbe bleue) a chuté de près d'un million d'euros depuis son pic de 2020.

4. Une perte de revenus continue sur 5 ans

Pour mesurer l'évolution structurelle des finances de la commune, il est utile d'observer la tendance sur une période de cinq ans.

C'est exactement ce que représente l'année 2025.
  • Vrais revenus en 2020 (Le sommet de la montagne) : 13 544 597 €.
  • Vrais revenus en 2025 (Aujourd'hui) : 12 587 777 €.
Le calcul de la perte sèche :

13 544 597 € - 12 587 777 € = 956 820 € de perte.

​📌 L'analyse factuelle :

​Si l'on prend un peu de recul, la tendance est à la baisse. Entre l'année 2020 (qui reste la meilleure année financièrement) et les prévisions pour 2025, la ville a perdu près d'un million d'euros de rentrées d'argent annuelles.

👉 La question que l'on peut se poser : Comment concevoir une planification des projets locaux à long terme lorsque les recettes de fonctionnement connaissent une baisse structurelle ?


Sources officielles : Comptes Financiers Uniques (CFU) des années 2020 et 2025 (Pages de clôture des résultats réels de fonctionnement).

En conclusion pour mes lecteurs (enfin la conclusion)

Notre belle et heureuse commune n'est pas en faillite (ouf), mais elle utilise toutes les ficelles de la comptabilité publique pour masquer une baisse de ses revenus réels depuis cinq ans. L'analyse de ces quatre indicateurs montre que la gestion d'une commune requiert une adaptation constante face aux fluctuations des ressources et à la hausse des coûts fixes.

​Dans ce contexte, les relations financières avec la Métropole Rouen Normandie occupent une place de plus en plus centrale. Les délibérations du conseil municipal de mai 2026 soulignent l'importance des outils intercommunaux, tels que les attributions de compensation et les fonds de concours, pour soutenir le financement des investissements locaux et des grands projets d'urbanisme.

​👉 La question finale : À l'heure où les ressources propres des communes se restreignent, quelle sera la part d'autonomie financière restante pour notre ville face au poids grandissant des structures intercommunales ?

L'espace commentaires est ouvert pour échanger de manière calme, constructive et factuelle sur ces enjeux qui concernent notre quotidien à tous.

Source officielle de la conclusion : Diaporamas du Conseil Municipal du 14 mai 2026 (Diapositives de fin de séance portant sur les conventions intercommunales, les fonds de concours de la Métropole et l'urbanisme).


Rédigé par : Fabien Monvoisin

14 mai 2026

[DÉBAT] Saint-Aubin-lès-Elbeuf : Quel avenir pour nos services publics de proximité ?

 [DÉBAT] Saint-Aubin-lès-Elbeuf : Quel avenir pour nos services publics de proximité ?

L’installation de nouvelles toilettes publiques à Saint-Aubin-lès-Elbeuf est au cœur des discussions depuis le conseil municipal du 12 mai. Si l'arrivée de cet équipement répond à un besoin de confort, les modalités de son utilisation et son coût pour la collectivité soulèvent des questions importantes.


Les nouveaux sanitaires installés en centre-ville de Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

Un investissement entre 40 000 € et 50 000 €

D'après les données consultées dans le Rapport d'Orientation Budgétaire (ROB) 2026, l'installation de ce sanitaire représente un investissement de 40 000 €.

Les chiffres et le contrat officiel

L'achat et l'installation de cet équipement sont actés par la Décision n° 2024-013.

  • L'entreprise : La commune a choisi la société FRANCIOLI, spécialiste des sanitaires publics en béton.
  • Le coût exact : L’investissement s'élève à 43 200,00 € HT, soit un total de 51 840,00 € TTC payés par la collectivité.

Ce montant significatif pour le budget municipal interroge sur le modèle économique choisi : l'accès est en effet conditionné par un paiement de 0,50 € via carte bancaire ou smartphone. Si la municipalité justifie ce tarif par la nécessité de couvrir l'entretien et la propreté, la question du retour sur investissement et de l'accessibilité réelle reste posée.



Le terminal de paiement sans contact, unique moyen d'accès au service.

L’enjeu de l’hygiène et de la santé publique

Au-delà de l'aspect technique et financier, l'analyse des documents budgétaires et les débats en conseil mettent en lumière une question de fond : celle de la réponse de la ville aux besoins biologiques naturels.

  1. 1. La question de l'hygiène féminine

L’accès à des sanitaires est un maillon essentiel de la santé publique, particulièrement en ce qui concerne l’hygiène menstruelle. Pour les femmes, et notamment les jeunes filles, l’accès à un point d'eau et à des toilettes est une nécessité de santé impérieuse.

Le choix d'un accès payant par carte bancaire crée une barrière technique concrète. Une situation qui risque d'engendrer une précarité sanitaire en plein cœur de notre commune pour celles qui ne posséderaient pas de moyen de paiement dématérialisé au moment opportun.

  1. 2. La mobilité des seniors et l'accessibilité

Le constat est identique pour les aînés. La certitude de trouver des sanitaires accessibles, sans contrainte financière ou technologique, est souvent une condition essentielle pour maintenir une vie sociale et se déplacer sereinement en centre-ville.


Un équipement qui interroge sur l'accessibilité universelle dans l'espace public.

Supprimer la barrière du paiement (qu'elle soit financière ou technologique par l'usage obligatoire de la carte), c'est avant tout garantir que l'espace public reste accueillant pour toutes les générations, y compris pour ceux qui ne sont pas familiers avec le paiement numérique.

Une question de modèle urbain

Cet investissement de 40 000 € inscrit au budget interroge notre vision du service public : doit-il être financé exclusivement par l'impôt (gratuité à l'usage) ou par une contribution directe de l'usager ?

Garantir la gratuité totale, c'est s'assurer que chaque citoyen, quels que soient son âge, son sexe ou ses moyens financiers, puisse circuler dans Saint-Aubin-lès-Elbeuf avec la certitude que ses besoins essentiels et sa dignité seront respectés.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Le passage au "tout numérique" et le paiement à l'acte vous semble-t-il adaptés à notre commune ?

Fabien Monvoisin

Source : Rapport d'Orientation Budgétaire (ROB) 2026 (page 11)

Photo personnel (droit d'auteur) : Ne pas utiliser (Article 9 du Code civil)

10 mai 2026

Sécurité et Fiscalité à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : Le Grand Décalage

Sécurité et Fiscalité à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : Le Grand Décalage


Alors que les contributions locales demandent un effort constant aux habitants, les investissements en matière de sécurité locale semblent marquer le pas. L'examen du Budget Primitif 2026 met en lumière des arbitrages financiers qui privilégient le fonctionnement général plutôt que le renforcement direct des dispositifs de protection.

Budget municipal : quelle est la part consacrée à la sécurité de proximité ?

En analysant de près le budget de notre commune, un chiffre permet de mieux comprendre la répartition de nos ressources : environ 14 € par habitant sont directement injectés dans nos dispositifs de sécurité locale.

Une fois les frais généraux de structure et la masse salariale globale pris en compte, l'enveloppe nette dédiée aux équipements de protection de proximité (comme la vidéoprotection ou le matériel de patrouille) représente une part très ciblée du budget. Pour illustrer cette répartition, les dépenses courantes de fonctionnement global de la ville restent nettement supérieures aux investissements directs dans ce secteur. C'est le reflet de choix budgétaires qui privilégient d'autres services du quotidien, laissant une part mesurée, de l'ordre de quelques centimes par euro investi, à la sécurité matérielle directe.



L'évolution de l'insécurité : L'alerte est lancée

Les chiffres de la délinquance montrent une accélération préoccupante. La délinquance n'est plus un simple "ressenti", c'est une réalité statistique qui explose.



  • Délinquance générale (+27 %) : Une accélération brutale qui sature les capacités d'intervention actuelles.
  • Trafic de stupéfiants (+17 %) : L'économie souterraine s'installe durablement, avec toutes les nuisances que cela implique pour nos quartiers.
  • Atteintes aux biens (+4 %) : Les cambriolages et les dégradations continuent de progresser, touchant directement l'intimité des familles.

Fiscalité locale : comprendre l'évolution de vos impôts malgré des taux stables

Il est souvent mis en avant, et à juste titre, que la municipalité maintient la stabilité de ses taux d'imposition locaux. C'est une réalité de gestion technique importante. Cependant, vous l'avez peut-être constaté sur votre propre avis, le montant final à payer peut tout de même évoluer à la hausse.

Cette situation s'explique par un mécanisme mécanique : la revalorisation annuelle des bases fiscales, qui est décidée au niveau national par l'État (notamment pour suivre l'inflation). Ainsi, même lorsque la commune choisit de ne pas augmenter sa part, la contribution demandée aux ménages progresse légèrement au fil des ans sous l'effet de cette décision nationale.

Sur les quatre dernières années, les propriétaires locaux ont constaté une augmentation cumulée de leur taxe foncière qui frôle les 15 %, un impact concret sur les budgets des ménages. Pour bien comprendre où vont nos contributions, il est intéressant de regarder de plus près la structure des dépenses de notre commune.

Le premier poste de dépenses d'une ville est traditionnellement lié à ses équipes. À Saint-Aubin, la masse salariale s'élève à environ 5 millions d'euros, ce qui représente un peu plus de la moitié du budget de fonctionnement total. Ce montant reflète le coût des services publics de proximité assurés au quotidien par les agents municipaux (écoles, entretien, services administratifs et techniques). L'enjeu pour la gestion locale reste donc de concilier le financement de ces services indispensables avec la préservation du pouvoir d'achat des habitants.

Conclusion : Où sont nos priorités ?

La structure administrative actuelle laisse peu de place à la souplesse :
  1. Une masse salariale massive (5 millions d'euros) qui absorbe l'essentiel de nos impôts.
  2. Un investissement sécurité "peau de chagrin" (14 € par habitant).
  3. Une délinquance qui explose (+27 %).

Avec seulement 50 % des ménages imposés sur le revenu à Saint-Aubin, la pression fiscale repose sur une base de plus en plus fragile. Ce nouveau mandat 2026-2032 doit impérativement répondre à cette question : préférons nous financer la structure administrative ou la protection des citoyens ?

Les chiffres sont là ! Tant que la municipalité considérera la sécurité comme une variable d'ajustement budgétaire et non comme un service de première nécessité, notre taxe foncière financera une administration lourde plutôt qu'une tranquillité durable.


Votre avis compte !

Faut-il réallouer une partie des 5 millions de frais de fonctionnement pour créer une véritable police municipale active de jour comme de nuit ou investir massivement dans la vidéoprotection ?
Le débat est ouvert, donnez votre avis en commentaire !


Sources :

1. Les données concernant le taux de pauvreté (16 %) et la proportion de ménages imposés (autour de 50 %) proviennent de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee), via leur comparateur de territoires.
Source : Insee - Dossier complet de la commune de Saint-Aubin-lès-Elbeuf.
Lien officiel : insee.fr/fr/statistiques 
(Il faut taper le nom de la commune ou le code postal 76410 dans la barre de recherche du site).
2. Les données annuelles concernant les faits constatés (Atteintes aux biens, trafics, etc.) sont publiées par le Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure (SSMSI), qui met à disposition les données de délinquance à l'échelle communale.
Source : SSMSI (Ministère de l'Intérieur) - Bases de données communales de la délinquance.
Lien officiel : interieur.gouv.fr/Interventions/Securite-et-delinquance/SSMSI (Base "Délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales").
3. Les chiffres de la masse salariale (5 millions d'euros) et du budget alloué à la sécurité (14 €/habitant) sont issus des documents comptables locaux. L'évolution de la taxe foncière dépend des bases votées par l'État (Loi de Finances) et du taux communal.
Source : Documents budgétaires (BP 2026) de la mairie de Saint-Aubin-lès-Elbeuf et données de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP).

08 mai 2026

Au-delà des chiffres : ce que l'absentéisme nous coûte réellement

 



1. LE CONSTAT : 224 000 € DÉPENSÉS SANS SERVICE RENDU

Comme nous l'avons vu, l'absentéisme représente l'équivalent de 8 agents payés à l'année sans être à leur poste. Pour une commune de la taille de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, ce chiffre est un signal d'alarme. C'est l'équivalent du coût de plusieurs projets de rénovation urbaine ou de sécurité qui s'évapore chaque année.

2. L'EFFET "DOUBLE PEINE" : LE COÛT CACHÉ DES REMPLACEMENTS

L'erreur serait de croire que cela ne coûte "que" 224 000 €. En réalité, la mairie subit la double peine financière :

  • On continue de payer le salaire (ou les indemnités) de l'agent absent.

  • Il faut souvent recruter des contractuels ou des intérimaires en urgence pour assurer le service minimum (propreté, cantines, accueil).

Le RSU 2024 confirme d'ailleurs une forte proportion d'agents non permanents. Cette gestion "au jour le jour" est la plus coûteuse pour le contribuable.

3. FOCUS SUR LA FILIÈRE TECHNIQUE : UN CADRE DE VIE EN SOUFFRANCE

Avec plus de 109 000 € d'absentéisme dans la seule filière technique, les conséquences sont visibles dans nos rues :

  • Délais rallongés pour les réparations de voirie.

  • Entretien des espaces verts moins fréquent.

  • Épuisement des agents présents qui doivent compenser l'absence de leurs collègues, créant un cercle vicieux.

4. L'ALERTE ROUGE : 55 JOURS D'ARRÊT PAR ACCIDENT

C'est l'un des points les plus sombres du rapport : un accident du travail à Saint-Aubin dure en moyenne 55 jours. Ce chiffre interpelle sur plusieurs points :

  • Le matériel : Est-il adapté et moderne ?

  • La formation : Les agents sont-ils assez formés à la sécurité ?

  • Le suivi : Pourquoi le retour à l'emploi est-il si long ?

Une municipalité efficace ne se contente pas de constater les absences ; elle agit sur la prévention pour protéger ses agents et les finances de la ville.

5. LES QUESTIONS QUE NOUS POSONS À LA MAIRIE

Pour engager le débat, voici les questions que chaque citoyen est en droit de poser :

  1. Quel est le coût réel global incluant les frais de remplacement par des intérimaires ?

  2. Quelles mesures concrètes de prévention des risques ont été mises en place pour réduire la durée des arrêts (55 jours) ?

  3. Comment expliquer que les agents contractuels soient deux fois plus absents que les titulaires ?


Fabien Monvoisin
Sources : Rapport Social Unique 2024 et Compte Financier Unique 2025

03 mai 2026

Le budget de notre ville expliqué simplement : que signifient ces 1 222 € ?

Le budget de notre ville expliqué simplement : que signifient ces 1 222 € ?

Dans l'un de mes récents articles, nous avions abordé ensemble les documents financiers de notre commune en évoquant un indicateur précis : 1 222 €.

Après ce premier aperçu, je vous propose aujourd'hui d'entrer un peu plus dans le détail. Derrière cette donnée technique se trouvent des choix concrets qui touchent le quotidien de notre commune. Parler du budget municipal semble parfois complexe, mais il s'agit avant tout de nos contributions communes. C'est pourquoi il paraît essentiel que chacun d'entre nous, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, puisse s'informer et comprendre simplement comment sont réparties ces ressources.

​Le budget municipal : une logique similaire à celle d'un foyer

Pour aborder les finances locales simplement, on peut imaginer la gestion d'une commune sur le même modèle que celle d'une famille. Dans un foyer, les dépenses se divisent généralement en deux grandes catégories :

  • Le quotidien (le fonctionnement) : ce sont les charges courantes comme les courses, l'électricité, les abonnements ou l'essence.

  • Les projets (l'investissement) : cela concerne l'avenir, comme des travaux dans la maison, le renouvellement d'un véhicule ou l'achat d'un équipement durable.

Pour la municipalité, la structure budgétaire suit une logique très proche, répartie entre les dépenses de fonctionnement pour faire tourner les services au quotidien, et les dépenses d'investissement pour préparer l'avenir de la commune.

​Que représente cet indicateur de 1 222 € ?

Dans l'analyse des comptes de notre ville pour l'année 2025, ce montant de 1 222 € par habitant correspond aux dépenses réelles de fonctionnement. En clair, il s'agit de la somme moyenne mobilisée par habitant pour assurer la marche quotidienne de notre commune tout au long de l'année.

Ces ressources permettent de financer l'ensemble des services et des charges courantes, notamment :

  • L'énergie : l'électricité pour l'éclairage public et le chauffage des bâtiments municipaux ou des écoles.

  • Le cadre de vie : l'entretien régulier de la voirie et des espaces verts.

  • Le service public au quotidien : la rémunération du personnel municipal qui fait vivre la commune (équipes d'entretien, agents de cantine, services administratifs et techniques).

​L'évolution de cet indicateur pour le budget 2026

​Dans les prévisions budgétaires pour l'année 2026, cet indicateur est orienté à la hausse, s'établissant précisément à 1 248,98 € (soit environ 1 249 €) par habitant.

Cela représente une progression d'environ 27 € par administré. Si cette variation semble mesurée à l'échelle d'un foyer, son impact global est plus significatif à l'échelle de la commune : rapportée aux quelque 8 200 habitants de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, elle équivaut à une enveloppe de fonctionnement quotidien supplémentaire d'un peu plus de 220 000 € pour l'année.


Quel est l'impact potentiel sur les équilibres financiers et la dette ?

Il existe en effet un lien direct entre le quotidien et les investissements, que l'on peut à nouveau comparer à la gestion d'un foyer : si les charges courantes augmentent, la capacité à mettre de l'argent de côté pour de futurs projets s'en trouve mécaniquement réduite.

En comptabilité publique, cette "épargne" issue du fonctionnement est essentielle. Si les dépenses du quotidien progressent au même rythme ou plus vite que les recettes de la commune, la marge de manœuvre financière (appelée l'autofinancement) se réduit.

Pourquoi est-ce un point d'attention important ?

Pour financer les projets d'avenir, comme la rénovation d'une rue, la sécurisation des abords d'une école ou la modernisation d'un équipement public, la ville a besoin de cet autofinancement. Lorsque cette épargne est insuffisante, la collectivité doit alors s'orienter vers l'emprunt pour concrétiser ses investissements.

C'est par ce mécanisme que le recours à la dette peut devenir plus fréquent. La maîtrise rigoureuse des dépenses courantes de fonctionnement est donc l'un des leviers clés pour préserver la capacité de la commune à investir sereinement dans notre cadre de vie, tout en maintenant des équilibres financiers sains.

Une démarche d'information pour Saint-Aubin

C'est avec cet esprit d'analyse que je poursuis l'examen attentif des chiffres et des différents documents budgétaires de notre commune. L'objectif de cette démarche est avant tout d'apporter de la clarté et de partager ces données de manière accessible.

La transparence et l'information citoyenne permettent à chacun d'entre nous de mieux appréhender les choix qui façonnent le quotidien et l'avenir de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, tout en suivant l'évolution de notre santé financière commune.


Fabien Monvoisin

02 mai 2026

Sécurité à l'école Marcel Touchard : ma proposition pour protéger nos enfants

La sécurité de nos enfants sur le chemin de l'école est une priorité absolue qui ne doit souffrir d'aucune faille. Récemment, plusieurs parents d'élèves de l'école Marcel Touchard m'ont fait part d'une situation très inquiétante aux heures de pointe. Je vous explique le problème et la solution simple que je vais proposer à la mairie.

Le problème : un danger quotidien à l'entrée de l'école

Actuellement, pour sécuriser l'arrivée et le départ des élèves, des barrières sont installées d'un côté de la rue (représentées par le trait jaune sur le plan ci-dessous). C'est une excellente initiative de la municipalité pour protéger l'entrée principale.

Cependant, cette mesure n'est malheureusement pas suffisante.

Comme vous pouvez le voir sur la vidéo qui accompagne cet article (j'ai pris soin de flouter le véhicule pour des raisons évidentes de confidentialité), un vrai danger persiste : certains automobilistes font marche arrière et s'engagent dans la rue, qui est pourtant en sens interdit.

C'est une manœuvre extrêmement dangereuse. Aux heures d'entrée et de sortie, des dizaines d'enfants et de parents marchent sur les trottoirs, traversent et discutent. Un accident est si vite arrivé avec un véhicule qui recule sans visibilité.

 
Véhicule reculant en marche arrière et en sens interdit

Plan de projet

Ma proposition : une solution de bon sens

Face à ce constat, nous ne pouvons pas rester les bras croisés en attendant qu'un drame se produise. La solution est pourtant simple, peu coûteuse et rapide à mettre en place.

👉 Il suffit d'installer un second système de barrières de l'autre côté de la rue (représenté par la trait rouge sur mon plan).

Cette simple barrière supplémentaire permettrait de :

  • Bloquer physiquement l'accès aux véhicules qui tentent de reculer dans le sens interdit.

  • Créer une zone 100 % piétonne et totalement sécurisée pour les familles.

  • Rassurer les parents et le personnel éducatif.

Mon action : alerter la mairie

Mon rôle n'est pas seulement de pointer du doigt ce qui ne va pas, mais d'apporter des solutions constructives pour améliorer notre quotidien à Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

C'est pourquoi je vais contacter la mairie dès aujourd'hui pour leur remonter officiellement l'inquiétude des parents, leur présenter les preuves vidéo, et leur soumettre cette proposition d'aménagement. La sécurité de nos enfants doit dépasser tous les clivages.

Je vous tiendrai bien évidemment informés de la réponse de la municipalité sur ce dossier.

Et vous, avez-vous déjà été témoins de ces manœuvres dangereuses autour de l'école Marcel Touchard ou d'autres écoles de la commune ?

Partagez votre expérience dans les commentaires ci-dessous.

Fabien Monvoisin

30 avril 2026

Transparence à la Mairie : Connaissez-vous vraiment vos droits ?

 


Saviez-vous que l’argent géré par notre commune est avant tout votre argent ? Par conséquent, les documents qui justifient son utilisation vous appartiennent aussi. Trop souvent, nous l'ignorons, mais la transparence administrative n'est pas une simple faveur accordée par les élus : c'est un droit strict garanti par la loi.

Aujourd'hui, je vous propose un petit décryptage pour comprendre comment vous pouvez exercer ce droit à Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

Ce que dit la loi (et c'est très clair)

Le principe est simple : l'administration est tenue de vous répondre.

Selon l'article L311-1 du Code des relations entre le public et l'administration, toute mairie a l'obligation légale de communiquer les documents publics qu'elle détient à n'importe quel citoyen qui en fait la demande.

Cela concerne des documents très concrets de notre quotidien :

  • Les finances : L'intégralité des budgets, des factures et des comptes détaillés de la ville.

  • Les décisions politiques : Les registres des délibérations et les procès-verbaux des conseils municipaux.

  • Les dépenses publiques : Les contrats signés avec des entreprises privées (pour la cantine, les travaux, l'entretien des espaces verts, etc.).

  • L'urbanisme : Les permis de construire accordés et le Plan Local d'Urbanisme (PLU).

  • Le fonctionnement des élus : Le tableau nominatif des indemnités perçues par le maire et ses adjoints.

  • L'environnement : Les documents relatifs à la qualité de l'eau ou à la gestion des déchets.

  • La vie quotidienne : Les arrêtés municipaux (règles de circulation, de stationnement, de sécurité).

Le rôle de la CADA : notre gendarme de la transparence

Si vous demandez un document à la mairie et que celle-ci refuse de vous le transmettre, ou fait simplement la sourde oreille, vous n'êtes pas démuni. C'est ici qu'intervient la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs).

C'est un organisme indépendant que tout citoyen peut saisir gratuitement. Son rôle est de rappeler la loi à l'administration et de rendre un avis officiel pour forcer la communication des documents demandés.

Que se passe-t-il si une mairie s'obstine dans le silence ?

Le silence d'une administration face à une demande légitime n'est jamais une bonne stratégie.

Si, malgré l'avis favorable de la CADA, une municipalité refuse toujours de transmettre les pièces demandées, le citoyen peut saisir le Tribunal Administratif. À ce stade, la justice peut intervenir fermement et condamner la mairie à payer des amendes.

Pour notre commune, cela signifierait gaspiller de l'argent public (vos impôts) pour payer des pénalités, simplement parce que la transparence a été refusée. C'est l'exact opposé d'une gestion responsable et de bon sens.

Mon engagement pour Saint-Aubin-lès-Elbeuf

Gérer une ville en "bon père de famille", c'est respecter la loi et ne pas faire prendre de risques financiers inutiles à notre commune. L'exemplarité commence par la clarté. Je m'engage pour une mairie qui agit comme une "maison de verre", où l'information circule librement pour tous les habitants. La confiance ne se décrète pas, elle se prouve par la vérité.

N'hésitez pas à partager cet article pour informer vos voisins de leurs droits, et laissez votre avis dans les commentaires ci-dessous !


Fabien Monvoisin