Au-delà des chiffres : ce que l'absentéisme nous coûte réellement
1. LE CONSTAT : 224 000 € DÉPENSÉS SANS SERVICE RENDU
Comme nous l'avons vu, l'absentéisme représente l'équivalent de 8 agents payés à l'année sans être à leur poste. Pour une commune de la taille de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, ce chiffre est un signal d'alarme. C'est l'équivalent du coût de plusieurs projets de rénovation urbaine ou de sécurité qui s'évapore chaque année.
2. L'EFFET "DOUBLE PEINE" : LE COÛT CACHÉ DES REMPLACEMENTS
L'erreur serait de croire que cela ne coûte "que" 224 000 €. En réalité, la mairie subit la double peine financière :
On continue de payer le salaire (ou les indemnités) de l'agent absent.
Il faut souvent recruter des contractuels ou des intérimaires en urgence pour assurer le service minimum (propreté, cantines, accueil).
Le RSU 2024 confirme d'ailleurs une forte proportion d'agents non permanents. Cette gestion "au jour le jour" est la plus coûteuse pour le contribuable.
3. FOCUS SUR LA FILIÈRE TECHNIQUE : UN CADRE DE VIE EN SOUFFRANCE
Avec plus de 109 000 € d'absentéisme dans la seule filière technique, les conséquences sont visibles dans nos rues :
Délais rallongés pour les réparations de voirie.
Entretien des espaces verts moins fréquent.
Épuisement des agents présents qui doivent compenser l'absence de leurs collègues, créant un cercle vicieux.
4. L'ALERTE ROUGE : 55 JOURS D'ARRÊT PAR ACCIDENT
C'est l'un des points les plus sombres du rapport : un accident du travail à Saint-Aubin dure en moyenne 55 jours. Ce chiffre interpelle sur plusieurs points :
Le matériel : Est-il adapté et moderne ?
La formation : Les agents sont-ils assez formés à la sécurité ?
Le suivi : Pourquoi le retour à l'emploi est-il si long ?
Une municipalité efficace ne se contente pas de constater les absences ; elle agit sur la prévention pour protéger ses agents et les finances de la ville.
5. LES QUESTIONS QUE NOUS POSONS À LA MAIRIE
Pour engager le débat, voici les questions que chaque citoyen est en droit de poser :
Quel est le coût réel global incluant les frais de remplacement par des intérimaires ?
Quelles mesures concrètes de prévention des risques ont été mises en place pour réduire la durée des arrêts (55 jours) ?
Comment expliquer que les agents contractuels soient deux fois plus absents que les titulaires ?



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